La plage

Vous rêvez déjà aux vacances ? Vous rêvez à la plage, à la brise légère et au sable chaud? Cette activité est parfaite pour vous faire patienter jusqu’à l’été!

Voici une occasion pour découvrir ensemble toutes les possibilités sonores du violon. C’est aussi une belle activité pour apprendre des sonorités et des manières de jouer inusitées! Encouragez votre enfant à laisser aller son imagination!

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La plage

Travailler dans les escaliers

Bon lundi! Dernier sprint final avant les vacances!

Cette semaine, on joue dans les escaliers ! En plus d’avoir un repère visuel très clair pour le nombre de répétitions à faire, c’est aussi une très bonne façon de rendre la pratique plus drôle! Et tant qu’à y être, l’élève ou l’enfant n’a pas trop le choix d’avoir une posture adéquate! Un 3 en 1 !

Alors vite, trouvez un escalier près de chez vous et place à la musique

Objectif: répéter sans s’ennuyer!

Matériel : le violon, l’archet et un escalier.

Procédure : pour faire plus de répétitions parfaites d’un même passage, il peut être intéressant de le faire travailler dans les escaliers (de façon supervisée, bien sûr!). En commençant en haut ou en bas des marches, faire jouer un passage qui a besoin de travail. Lorsqu’il réussit le passage, il peut passer à la marche suivante. Lorsqu’il a réussi tout l’escalier, une récompense s’impose!

escalier

Comment savoir combien de marches passer à la fois? En utilisant son imagination!

  • Un frère ou une sœur nomme le nombre de marches à faire;
  • Lancer un dé;
  • Commencer avec une marche, puis deux, trois, etc. ;
  • Laisser l’enfant choisir
  • Passer simplement d’une marche à l’autre

Variante pour compter le nombre de répétitions:

  • Utiliser les carreaux de céramique de la salle de bain ou de la cuisine ou les motifs du plancher;
  • Utiliser un jeu de marelle;
  • Utiliser les carreaux de trottoir ou les pierres d’un sentier;
  • Utiliser des cerceaux;

L’article original ici.

Travailler dans les escaliers

Trouve les erreurs ou les différences

Voici une petite activité à faire avec votre enfant ou votre élève pour affiner ses oreilles!

Un parent qui est musicien, ou qui sait jouer d’un instrument de musique, peut faire apprécier les différences entre les sons à son enfant. Sinon, le parent peut aussi simplement fredonner ou chanter!

Objectifs:

  • Travailler l’écoute;
  • Développer l’oreille musicale;
  • Apprendre à faire des comparaisons et des liens entre les notes entendues et jouées;
  • Apprendre à reconnaître la bonne justesse;
  • Travailler la mémoire;
  • Apprendre à garder un tempo stable et à garder la bonne hauteur des notes sans aide;
  • Expérimenter;
  • Faire travailler la mémoire et les oreilles au lieu de ses yeux.

Matériel : le violon, l’archet ou n’importe quel instrument pour le parent.

Procédure : jouer ou chanter une pièce que l’enfant connaît bien et y insérer une erreur volontaire (de note, de rythme ou de caractère). L’enfant doit identifier l’erreur et décrire comment la corriger.

Jouer ou chanter deux fois le même extrait de manières différentes : piano/forte, grinçant/doux, staccato/legato, etc. L’enfant doit reconnaître les différences, essayer de les recréer au chant ou au violon et choisir quelle version s’applique le plus à sa pièce.

Trouve les erreurs ou les différences

Chansons à l’oreille

Dans la philosophie de la méthode Suzuki, l’enfant doit s’immerger complètement dans le nouvel univers musical. Pour se faire, il écoute avec ses parents les enregistrements des pièces tous les jours. Tout comme l’apprentissage d’une nouvelle langue, l’enfant écoutera simplement les nouveaux mots, phrases et mélodies de la nouvelle langue. Puis, il apprendra à dire de simples mots et ensuite à les mettre ensemble pour faire des phrases. Ce n’est que bien plus tard que l’enfant apprend à lire et à écrire la musique.

Cette méthode fait travailler énormément les oreilles des élèves et les rend ensuite capables d’entendre leurs propres fausses notes ou erreurs et de les corriger! Ils jouent en général très juste!

Pour apprendre à l’oreille, il est plus facile d’apprendre de courtes chansons que l’enfant connaît très bien, comme des berceuses ou des comptines, qui sont souvent écrites très simplement (Dans la tonalité de La majeur, quelques notes seulement sur la corde de La).

Objectifs:

  • Travailler l’écoute;
  • Développer l’oreille musicale;
  • Apprendre à faire des comparaisons et des liens entre les notes entendues et jouées;
  • Apprendre à reconnaître la bonne justesse;
  • Travailler la mémoire;
  • Apprendre à garder un tempo stable et à garder la bonne hauteur des notes sans aide;
  • Expérimenter;
  • Faire travailler la mémoire et les oreilles au lieu de ses yeux.

Matériel : le violon, l’archet et des enregistrements de pièces très simples. Demander au professeur de l’enfant des enregistrements des pièces à apprendre à l’oreille qui seront simples pour lui. Sinon, on peut aussi apprendre des chansons de mémoire comme Joyeux anniversaire, Frère Jacques ou Au clair de la lune en les commençant par la corde de la.

Procédure : apprendre un petit bout chaque jour ou une fois par semaine sans l’écrire! Au début, il devra faire plusieurs essais avant de trouver les notes. L’exercice deviendra graduellement beaucoup plus facile, c’est pourquoi il est important de commencer par des choses simples, et par une ou deux phrases par jour. Il peut être utile de chanter, fredonner, siffler, et faire jouer un enregistrement de la pièce souvent.

Chansons à l’oreille

L’histoire

Les enfants ont une imagination débordante! Pourquoi ne pas la mettre au service de l’expressivité dans la pièce que votre enfant travaille ?! Si ses idées sont prises en considération, l’enfant risque d’avoir encore plus de plaisir à travailler sa pièce, car elle représente ses propres choix esthétiques.

Objectifs:

  • Inspirer l’enfant à imaginer ce que la musique représente pour lui;
  • Le faire jouer de façon vivante;
  • Se questionner sur les intentions du compositeur à l’aide de différents paramètres (paroles, tonalité, rythmes, nuances, articulations, mouvement mélodique, etc.);
  • Découvrir toutes sortes de nouvelles sonorités;
  • Varier sa manière de jouer;

Matériel : le violon, l’archet, une chaîne stéréo, les pièces du répertoire de l’enfant, du papier, des crayons de couleur, des images inspirantes.

Procédure : faire jouer une pièce du répertoire de l’enfant et lui demander de dessiner ou de décrire ce que la pièce dégage comme émotion (joie, tristesse, colère, etc.). On peut le faire sous forme de bande dessinée; chaque case correspond à une section de la pièce.

Inventer une histoire qui correspond à la forme (les phrases, la tonalité, le registre, etc.) ou au titre de la pièce travaillée. Si la pièce contient des paroles, s’en inspirer pour imaginer l’histoire. Si aucune parole ou nuance n’est inscrite, en inventer ou en ajouter. L’enfant aura plus tendance à les apprécier et à les intégrer dans son jeu s’il les a lui-même inscrites à la pièce.

Utiliser une image d’un livre d’histoire ou d’une recherche internet qui décrit bien l’histoire inventée ou la vraie histoire de la pièce. La placer près de la partition pour s’en inspirer.

Ex. : Il était un petit navire

l'histoire.png

 

L’histoire

La liste

La plupart des gens ont une « to do list », une liste des choses qu’ils ont à faire. Elle est souvent longue, et on voit rarement la fin :). Se faire une liste de choses à travailler peut être un bon outil pour garder sa concentration, mais aussi pour garder en note notre progression lorsque l’on travaille une nouvelle pièce.

Il faut premièrement que la liste de choses à faire (ou de passages à travailler) soit d’une longueur réaliste, pour le temps dont on dispose. Pour votre enfant ou votre élève, il peut s’agir de 3 à 10 choses, dépendent aussi de leur âge et de leur capacité à rester concentré. Une liste qui n’en finit plus ou à laquelle on ajoute toujours une nouvelle tâche peut grandement nuire à la motivation de l’enfant. Déterminez ensemble et avant la pratique les choses qui seront travaillées et tenez-vous-en à cela!

Gardez une trace de ces listes peut nous aider et aider l’enfant à voir la progression de son travail. Avec une liste, il est plus facile de s’assurer de travailler tous les passages d’une pièce, plutôt que toujours les mêmes. Garder un journal de bord, un tableau ou une simple feuille est un outil indispensable pour une pratique structurée!

Objectif: répéter un passage sans s’ennuyer!

Matériel : le violon, l’archet, une liste des choses à travailler ou un tableau blanc ou noir sur lequel on écrit les choses à travailler, un dessin (sur lequel on laisse l’enfant colorier une partie chaque fois qu’il réussit un passage trois fois parfaitement), etc.

Procédure : laisser l’enfant cocher, colorier, rayer ou effacer sur un tableau chaque fois qu’il fait une bonne répétition. Avoir un nombre prédéterminé de répétitions en commençant. Déterminer ensemble les critères à avoir pour qu’une répétition soit considérée « parfaite ».

La liste

Les jetons

J’ai toujours de la difficulté à rester concentrée lorsque je travaille un passage en particulier; je continue jusqu’à la fin de la page ou de la phrase, j’oublie le nombre de répétitions réalisées, je me mets à travailler un autre passage, etc! C’est parfois difficile de rester concentrée sur ce petit passage en particulier ! Surtout lorsqu’on joue quelque chose qu’on aime particulièrement!

J’utilise parfois de petits objets pour m’aider à compter le nombre de répétitions que je fais d’un même passage. En plus d’être un repère pour compter, c’est aussi simplement un aide-mémoire pour m’aider à rester concentrée sur une seule tâche à la fois, ce qui peut être difficile, même pour les adultes!

Objectif: répéter un même passage sans s’ennuyer!

Matériel : le violon, l’archet et de petits objets qui se comptent bien (jetons, sous, figurines, cartes, etc.). L’enfant et le parent détiennent cinq objets chacun (ou trois ou quatre objets chacun).

jetons

Procédure : déterminer un défi réaliste pour la période de travail. Par exemple, jouer toute la pièce avec le pouce de la main droite arrondi, jouer toute la première ligne sans regarder la partition, etc. Si le défi est réussi, le parent donne un de ses objets à l’enfant. Si l’enfant manque le défi, le parent « gagne » un objet. Continuer jusqu’à ce que l’enfant ait amassé tous les objets.

Variante: au départ, le parent détient 7 objets (ou 3-4-5-6, selon la difficulté et la longueur du passage), l’enfant n’en a pas. Pour chaque répétition réussie, l’enfant récolte 1 objet. Pour chaque répétition non réussie, le parent reprend 1 objet. On termine l’activité lorsque l’enfant a obtenu tous les objets!

Quel est votre objet préféré pour compter vos répétitions parfaites ? Moi ce sont des crayons!


L’activité est inspirée des connaissances acquises à l’atelier »Le travail instrumental: comment en tirer le maximum! », donné par Mathieu Boucher, Doctorant à l’Université Laval. Plusieurs pédagogues et parents suggèrent aussi ces trucs sur des forums ou des blogues.

Source de l’image ici.

Les jetons